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Les photos de notre couverture de Barbecue Expo 2026 sont disponibles sur notre Instagram @brisketime.
Il est 9h45 du matin, le Parc Floral vient d'ouvrir, et l'odeur de fumée de bois de cerisier nous a saisis avant même qu'on franchisse les tourniquets. Ça commence bien.
L'asado argentin qui nous a mis une claque
Premier arrêt, premier coup de foudre : un stand argentin avec une croix de feu entière — agneau entier, flanc ouvert, embroché verticalement et cuit à la flamme lente depuis l'aube. Le pitmaster, Rodrigo, nous explique qu'il a allumé le feu à 5h du matin. Ça se voit. La viande est d'une tendresse indécente, la peau craquante, les saveurs concentrées comme si quelqu'un avait distillé trois heures de prairies pampeanas dans chaque bouchée. On a failli rater les battles pour rester là.
Le stand coréen et la leçon de galbi
Quelques stands plus loin, une plaque chauffante coréenne fumait à blanc. Galbi — côtes courtes de bœuf marinées dans de la sauce soja, sucre, poire asiatique et sésame, grillées à vif. Le temps de cuisson est ridiculement court, la caramélisation parfaite. Le chef nous a expliqué que le secret c'est la poire : elle contient une enzyme qui attendrit la viande en quelques heures. On a pris une deuxième portion. Puis une troisième.
Le wagyu à la boucherie, puis direct sur le grill
C'est le concept le plus fou du salon : une boucherie sur place avec du wagyu A5 japonais, et derrière, des grills en libre-service. Tu achètes ta pièce, tu la portes toi-même sur la plancha, tu la cuisines. Personne pour t'aider, personne pour te surveiller. Juste toi, ta viande et la chaleur. On a pris un morceau de contre-filet wagyu A5, on l'a saisi 45 secondes par face sur fonte brûlante, on a regardé le gras marbré fondre en temps réel, et on a mangé ça debout sous le soleil du Parc Floral avec les doigts encore gras. Pas de fourchette. Pas de serviette. Juste le sourire.
"C'est la première fois que je mange de la viande qui me fait me sentir coupable de ne pas en avoir pris plus."
Un visiteur anonyme au stand wagyu. On le comprend.
L'ambiance : brûlante dans tous les sens du terme
Il faisait facilement 28 degrés. Les fumoirs tournaient à plein régime. Les battles sur scène dégageaient une chaleur supplémentaire — au sens propre et figuré. Le public était dense mais pas oppressant. Les gens s'arrêtaient, regardaient, posaient des questions aux pitmasters entre deux passes. Ce n'est pas un salon. C'est un terrain de jeu pour adultes qui ont une passion sérieuse pour le feu.
On a bu des bières artisanales, mangé des sauces piquantes en finales du Piment d'Or (une en particulier à base de habanero fumé qui nous a mis les larmes aux yeux — dans le bon sens), regardé une battle Europe vs Amérique du Nord se jouer sur du brisket low & slow, et rentré à Paris le soir avec les vêtements qui sentaient la fumée et le sourire aux lèvres.
On revient. Avec plus de temps, plus d'appétit, et un carnet de notes plus fourni.